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Le Bèlè

MARTINIQUE

Martinique

À la Martinique, le mot bèlè désigne à la fois une famille de rythmes, les danses qui expriment ces rythmes ainsi que deux corpii de chants en style responsorial. Dans le nord de la Martinique, les chants bèlè tendent à avoir une réponse courte. Dans le sud, les chants bèlè rappellent la chanson à refrain ou parfois même la ballade. L’instrumentation change aussi. Dans le nord on utilise un tambour et un tibwa, tandis que dans le sud on a recours si possible à deux tambours, un pour les rythmes de base et l’autre pour suivre les danseurs.

Colonie française depuis 1635, la Martinique l’est restée presque sans interruption pendant toute la période coloniale. Saisie par les Anglais en 1762, elle est retombée dans le giron de la France en 1763. Elle est encore devenue propriété anglaise de 1794 à 1802 et de 1809 à 1814. Les richesses générées dans la colonie pendant la période coloniale étaient immenses par rapport à sa taille réelle. Elles se reflètent dans la parure des afros descendantes libres dont le costume d’apparat, la grand’robe, a inspiré les danseuses de bèlè.

L’influence européenne la plus évidente dans le bèlè vient du quadrille à la française et des contredanses, ainsi qu’en atteste la chorégraphie des bèlès Baspwent et Sentmari. L’impact de l’Afrique est sensible dans les pas et la posture des danseurs ainsi que dans la musique de tambour et de voix. Les travailleurs engagés arrivés du Congo après l’abolition ont renforcé l’impact de l’Afrique sur cette tradition de musique et de danse.

 

Martinique

In Martinique, “bele” refers to a group of rhythms; the dance which expresses these rhythms, and the corpus of responsorial songs. In the north, the responses tends to be short, while southern songs tend to resemble ballads. The instruments also differ. In the North, they only use one drum and sticks (tibwa) while they use two drums in the South and tibwa is not always present. The first one sets the basic rhythm while the second one follows the moves of the dancers. 

Martinique was colonized in 1635, and French dominion continued throughout the whole colonial era, almost without interruption. Indeed, the British took over the island in 1762, until the French reclaimed it one year later in 1763, and once again when it was reconquered by the British from 1794 to 1802 and from 1809 to 1814. Despite the island’s small size, the wealth it produced was huge. The ornaments that free afro-descendant women wore was a proof of this. Their elaborate costume, the Great Gown (Grand’Robe), was an inspiration to female bele dancers. 

The choreography of bele Baspwent and bele Sentmari confirm the influence of French quadrille and contredances, while the postures, steps, drums and voices reveal the African impact as well. Indentured workers from Africa who arrived after the Abolition of Slavery reinforced the impact of Africa on the traditional music and dance. 


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