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Le Danmyé

Qu'est ce que c'est ?

Le Danmyé

Lutte dansée ramenée par les ancêtres africains esclavagés en Martinique, le danmyé oppose deux lutteurs (ou majò) qui mesurent leur force et leur agilité au son d’une musique de tambour bèlè, tibwa et chant responsorial.


C’est le seul élément pour lequel il est avéré que traditionnellement les participants se prêtaient à une préparation spirituelle autant que physique. Cette préparation se faisait surtout pour un combat ‘sérieux’ où il était capital de défaire l’adversaire au premier coup porté.

Aujourd’hui, le danmyé est devenu une lutte cadencée où coups de pied, coups de poing ou prises à bras le corps pour faire chuter l’adversaire ne tournent que rarement à l’affrontement réel. Les kalòt do pyè fulgurants qui assommaient l’adversaire et l’envoyaient parfois ad patres n’ont plus cours car les gestes se sont considérablement ralentis.

Une recherche en cours suggère que les autres noms dont on désigne parfois le danmyé (ladjawonpwenkokoyé…) seraient peut-être d’autres luttes dansées avec chacune ses règles propres et ses gestes spécifiques, constituant ainsi des expressions distinctes.

Les instruments

de musique danmyé

Le tambou Danmyé




Le ti-bwa

Pendant que le joueur de tambour émet des séquences rythmiques sur la membrane, un autre percussionniste se sert de deux baguettes pour frapper une cellule rythmique récurrente à l’arrière de la caisse de résonance du tambour. C’est le tibwa. Ce mot désigne en effet l’instrument: une paire de baguettes et les rythmes qu’elles permettent de produire.

En tant qu’instrument de musique, le tibwa est taillé dans du bois ligneux et dur (goyavier, tibom, caféier, etc.) que l’on fait sécher au soleil. Il est joué par un tibwatè (nom que l’on donne au percussionniste qui joue du tibwa). La cellule rythmique récurrente émise par le tibwa varie selon le genre du morceau interprété. 


Lavwa

Dans le nord de la Martinique, le chant commence toujours par lavwa (le / la soliste). Il (ou elle) entonne un chant de son choix et sa première phrase, reprise par lavwa dèyè (lé répondè ou chorus) devient la réponse. Lavwa dèyè chante la réponse entre les phrases du soliste sans aucune variation, jusqu’à la fin du morceau. Après le chant et le tibwa, un tambour bèlè unique déroule avec vigueur des séquences rythmiques complexes qui établissent un dialogue avec le danseur tout en complétant la musique des voix.




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