Benoît RASTOCLE

Benoit Rastocle

Chanteur. Tanbouyé. Ouvrier agricole à la retraite, Benoît Rastocle est né en décembre 1933 à Lassalle, Sainte-Marie. C’est auprès d’Estéfan Blancha (de son vrai nom Stéphane Cébarec) l’oncle de Félix Cébarec et de TiRaoul Grivalliers et chanteur de bèlè très demandé à son époque, que Benoît Rastocle a appris à chanter le bèlè. Il est monté sur un podium pour la première fois en 1947 et ne s’est plus arrêté de chanter. Toutefois c’est quand il a eu vingt-et-un ans que son frère Eugène, l’époux de Carmélite Hilaricus, les a formellement introduits lui et son frère Paul dans le milieu bèlè. Cette présentation s’est faite au cours d’une soirée chez Mme Victoire Persani à Bezaudin. Jusquelà Benoît et son frère Paul n’osaient pas jouer de bèlè en public, mais ils accompagnaient le damyé. Les affrontements au damyé ouvrant et clôturant les soirées dans les kay bèlè, ils ont pu à loisir observer ce qui s’y passait. Dans les années cinquante Paul et Benoît ont continué à jouer pour les damyé dans les kay bèlè tout en observant et en apprenant le bèlè aux côtés des Anciens.

Benoît Rastocle a contribué à la création de deux groupes de bèlè, Mafwamé et Laurier Blancs rebaptisé Poinsettias puis Balisiers. Il a également été tanbouyé dans le groupe Mafwamé, mais c’est en tant que chanteur qu’il a rejoint les Foulards Jaunes de Ti-Émile. Il a aussi chanté, à la demande, avec plusieurs groupes et a travaillé quelques années avec Katam Percussions ainsi qu’avec Wapa. Outre les enregistrements réalisés avec son frère Paul et qui sont présentés sur des CD de l’AM4 et de Sully Cally, on peut également entendre Benoît Rastocle chanter avec Kali (Jean-Marc Monnerville) sur le CD «Bèlè BoumBap».

Après la disparition d’Eugène Mona en 1991, le duo qu’il formait avec son frère Paul (tanbouyé) s’est recréé et ils ont commencé à se produire de façon régulière, le plus souvent en compagnie de Laurent Symbard au tibwa. Avec
Wapa il est allé au Canada, mais c’est surtout avec la Maison du Bèlè qu’il a voyagé. Depuis 2004, il porte haut le flambeau du chant bèlè dans des rencontres et échanges musicaux en Martinique comme à l’étranger (Sénégal, Italie, France, Haïti, Brésil, etc.). Il participe, en compagnie des autres Maîtres du bèlè, à l’effort de sauvegarde entrepris par la Maison du Bèlè et chante volontiers avec tous les groupes et les individus qui lui en font la demande.

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